Articles de la catégorie : Arts & culture

Guillaume Beauregard : Confidences d’un ancien Vulgaire Machin

Après plusieurs vidéoclips et des centaines de spectacle sur les scènes de la province, Les Vulgaires Machins était murs pour une pause de travail, ce qui n’empêche pas le chanteur, Guillaume Beauregard, de poursuivre des projets personnels. Anne-Julie Thibeault D’étoiles, de pluie et de cendres est le titre de son album en vente depuis le 14 octobre dernier. Le lancement d’un tel projet était un processus nécessaire dans la poursuite de la carrière de Guillaume. « Travailler avec de nouveaux collaborateurs, aborder la scène musicale différemment, faire des découvertes étonnantes, tout ça m’a donné le goût de pousser ma démarche créative plus loin, sachant que je pouvais me permettre certaines choses impossibles à réaliser avec les Vulgaires » admet-il. Féroce adepte du punk-rock, Guillaume Beauregard consomme ce genre de musique jusqu’à ses 25 ans, puisant à même ce style parfois bruyant et éclaté pour monter ses propres créations. À la mi-trentaine, il ...

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Entrevue avec Macédoine : De la cuisine à Nashville

Le nom le dit : le groupe de Québec fait dans la musique éclatée. La recette de Macédoine ? On prend un auteur-compositeur-interprète (Jean-Philippe « Malone » Lepage), on ajoute quelques collaborateurs, une bonne tasse d’influences musicales et on laisse mijoter jusqu’à obtention d’un disque – Bé – aux tonalités éclectiques. Au départ, Macédoine est le projet de Jean-Philippe « Malone » Lepage. « Le but, c’était de montrer ma musique, de faire quelque chose qui ne ressemblait à rien d’autre en mélangeant plein de styles », présente d’emblée le chanteur de la formation. La collaboration avec le guitariste Benoît « Shampoing » Villeneuve allait de soi, ajoute-t-il. Après la sortie d’un premier EP en juin 2012, tout s’enchaîne : « On a quelques shows puis on a complété le band avec d’autres musiciens », conclue celui qui signe également les textes des chansons funky-folk du groupe tout en terminant un baccalauréat en géographie ...

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Le Pillowman aux Treize : Raconter le désespoir

Marquant les limites de la scène, de grosses toiles transparentes et tristement tachées, convaincantes imitations de murs défraîchis dont les yeux aveugles ont déjà vu trop d’horreurs. Accrochées un peu partout, couvrant des parois entières, des pages et des pages couvertes de mots. Dans le coin droit, assis derrière une table nue, un écrivain affolé. À ses côtés, menaçants, deux policiers. Il suffit d’un regard pour ressentir l’atmosphère angoissante du Pillowman, une pièce de Martin McDonagh mise en scène avec une redoutable efficacité par Nicolas Drolet. Dès l’entame, le malaise croît lentement : dans le sous-sol de quelque sombre prison, dans un pays que l’on devine toujours étouffé par un indestructible rideau de fer, un homme (Hubert Harvey) est interrogé. Il s’appelle Katurian. Ouvrier dans un abattoir, il est aussi écrivain ; il craint l’enquête politique et la découverte d’un message séditieux et bien involontaire dans ses écrits. Les deux policiers qui ...

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Club Animé Québec : Une communauté animée

Nos parents ont grandi avec Goldorak, Au pays de Candy et Albator. Puis, les Pokémons ont envahi nos sacs d’écoles en même temps que Dragon Ball et Sailor Moon. Si certains animés japonais ont eu la cote dans les années 1970 à 2000, le genre est encore méconnu du grand public. Pallier cette lacune : voilà la mission que s’est donné le Club Animé Québec depuis sa fondation en 1992. Entrer dans le local du Club Animé Québec, c’est débarquer dans un monde inconnu où les couleurs fusent et où le japonais prédomine. Au premier coup d’œil, on aperçoit des bibliothèques pleines de mangas et un « micro-cinéma ». Ici comprendre : un vieux divan et quelques chaises faisant face à un immense écran où sont projetés des animés. Animé ou manga ? D’entrée de jeu, quand on parle de manga, « on parle de bande dessinée », précise Vincent Bergeron qui ...

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Agenda culturel du 21 au 27 octobre 2014

UNIVERSITÉ LAVAL Le pianiste de jazz Oliver Jones donnera un cours de maître le jeudi 23 octobre à 15h30 à la salle Henri-Gagnon du pavillon Louis-Jacques-Casault. Possédant à la base une formation en piano classique, Oliver Jones est un habitué du Festival International de Jazz de Montréal, évènement qui l’a fait découvrir dans les années 1980. Entrée libre. La Galerie des arts visuels (295, boulevard Charest Est, bureau 090) propose Qu’est-ce qui vous fait croire que je puisse m’occuper de cet endroit ?, une réflexion multidisciplinaire sur le partage de l’espace lors d’une exposition artistique. Les médiums déployés sont variés : vidéos, photos, textes, objets divers, etc. L’exposition est présentée jusqu’au 16 novembre. VILLE DE QUÉBEC Photosensibles sera présentée au Théâtre Premier Acte du 21 octobre au 8 novembre. La pièce, produite par La Vierge Folle, est mise en scène par Maxime Robin. L’œuvre mets en scène cinq photographies passées à ...

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Québec en toutes lettres : Quand Ajar rencontre Gary

C’est une littérature fringante et orgueilleuse qui déambulait dans les rues de la Capitale-Nationale à l’occasion de Québec en toutes lettres. Accoutrée de ses plus beaux habits et maquillée de fards comme de mystères, la Littérature a séduit les plus et moins grands amoureux de mots. Pour sa cinquième année, le festival s’est permis un thème des plus novateurs. « Doubles et Pseudos » a été la source d’inspiration pour la programmation d’octobre 2014. On soulignera plus particulièrement l’œuvre de Romain Gary, « auteur de la supercherie littéraire la plus importante de la France » de l’avis de Christiane Vadnais, coordonnatrice du festival. Au départ, le festival était orienté autour de cette figure marquante de la littérature française, avant de s’élargir pour englober les doubles identités afin de plaire à un plus grand public, souligne Mme Vadnais. Dans tous les cas, c’est en force avec Gros-Câlin ou conférence sur la solitude des pythons dans les ...

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Critique littéraire : Quitter le no man’s land

Un no man’s land est une zone neutre, un terrain d’incertitude, un endroit où toute présence humaine est considérée comme une attaque intrusive. C’est cet espace flou qui donne son titre et son atmosphère initiale au premier roman grand public de Charlotte Gingras, auteure de roman jeunesse depuis une vingtaine d’années. Dans le No man’s land de Gingras coexistent deux femmes que le mal d’amour a laissées complètement démunies et désemparées. Leurs destins, mis en parallèle, sont les échos d’une même solitude. Quand leurs chemins se rencontrent, quelque chose les attire l’une vers l’autre ; ensemble, elles doivent alors apprendre à contrer l’impuissance qui les maintient dans la noirceur. La première partie du roman met en scène Éden, adolescente troublée et farouche dont le prénom plein de promesse reflète l’hypocrisie d’une mère alcoolique. À 14 ans, Éden ne peut compter que sur elle-même pour répondre à ses besoins et à ceux ...

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Critique CD : Fanny Bloom

Avec son nouvel album Pan, Fanny Bloom se démarque tel un oasis glorieux dans le paysage musical québécois. La jeune interprète apparaît comme une source intarissable d’ambiances festives, voire une machine à confettis infinie. On connaissait déjà les rythmes exotiques, presque tribaux de Piscine, premier extrait de Pan. Cet été déjà, il nous incitait à nous vêtir de paillettes pour aller cogner une piñata de par son ambiance formidablement vive. L’album, sorti le 23 septembre dernier, est tout aussi infusé de cette énergie électro-pop à saveur tropicale. Le tout est baigné de sonorités synthétiques rappelant les années 90 et faisant de Pan une œuvre aussi singulière qu’incontournable. Si cette fièvre festive qu’annonçait Piscine anime l’album en général, elle est constamment jointe à des mélodies fort bien construites et follement séduisantes. Ainsi, se jouxtent les airs qui habitent l’esprit dès la première écoute et qui trahissent les années d’expérience en piano classique de Fanny ...

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Bronco : Du rock qui décoiffe

Ils n’en étaient qu’à leur cinquième spectacle, mais on aurait cru que les membres de Bronco présentaient à leur centième prestation vue leur aisance sur scène. Impact Campus s’est rendu à la Source de la Martinière le 9 octobre dernier pour voir la plus récente représentation de ce groupe rock de Limoilou. Bronco, c’est Frédéric Fortier et Jean-Francis Gascon qui jouent du rock depuis 3 ans. Comme l’explique Frédéric : « Ça a commencé avec moi et Jay. Ça fait 3 ans qu’on travaille à faire des  »tounes » de rock et qu’on rentre des musiciens avec nous. Des fois, ça marche. Des fois, ça marche pas. À un moment donné, il y a 6 mois, on est tombé sur cette formule-là. » En effet, il y a 6 mois, Dave Latouche, batteur, et Gabrielle Noël Bégin, chanteuse et ex-guitariste de Machinegun Suzie, ont rejoint le groupe pour former ce qui constitue actuellement Bronco. Avec les ...

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Dead Obies au Cercle : Plus que du rap

On a pu les voir un peu partout cet été. Que ce soit dans de nombreux festivals, à la télévision ou encore dans les spectacles de la rentrée de plusieurs universités, les membres de Dead Obies n’ont pas manqué de visibilité ces derniers temps. Le 10 octobre, c’était au Cercle que le groupe de post-rap enflammait la foule. La première chose qui frappe dans un spectacle de Dead Obies, c’est la nature hétéroclite de la foule. En effet, à travers les amateurs de rap classique arborant casquettes et hoodies, on découvre que plusieurs dans le public sont en fait des amateurs de punk, voire de folk rock. Le résultat de ce drôle de mélange ? Une foule survoltée, des mosh pits d’une rare intensité pour un spectacle de rap et des membres de Dead Obies visiblement ravis d’une pareille énergie. Juste à voir Joe RCA grimper à l’échafaudage de la ...

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